Parrainage


Le Parrainage


Concrètement, deux fois durant l'année scolaire, nous distribuons à chaque famille qui héberge un élève de Djiguibombo un sac de 100 kg de mil et fcfa 5'000 pour les condiments (c'est-à-dire ce qui est nécessaire pour la sauce). Les cours commençant en octobre, l'idéal aurait été de pouvoir procéder à la première distribution en novembre, et à la seconde en mars. Malheureusement, en novembre, tout juste la fin des récoltes, il n'a pas été facile de rassembler les 14 tonnes de mil. Benoît Kassogué a mis tout son coeur, tous ses moyens, tout son dévouement pour commander, acheter, transporter, stocker un maximum de sacs de mil achetés dans la plaine du Séno et, finalement, la première distribution n'a pu se faire qu'au mois de janvier.


Nous chercherons à nous organiser autrement, à faire en sorte que la distribution puisse avoir lieu comme souhaité, en novembre. Nous espérons y parvenir avec l'appui de Yagtu, qui, entre autres, met volontiers des locaux à disposition pour stocker les sacs de mil.

Ce n'est donc que le 26 janvier 2010 que nous avons pu entreprendre la distribution des sacs de mil.
Informés par le bouche à oreille, les élèves se sont rapidement rassemblés devant les locaux de Yagtu où lessacs de mil avaient été précédemment déposés. Chaque bénéficiaire reçoit fcfa 5'000.- et emporte un sac de 100 kg de mil après avoir aposé sa signature sur  la liste à notre disposition. C'est pour nous l'occasion d'en vérifier les noms et d'y apporter quelques corrections,car maintenant qu'il y a un second cycle à Djiguibombo, une vingtaine d'élèves ne descendent plus à Bandiagara pour y poursuivre leursétudes. Ainsi, cette année, nous avons eu à parrainer 70 élèves, au lieu de 90 prévus.

Le parrainage des élèves de Bendjéli


Le parrainage d'élèves assuré par Mail-Mali, n'a concerné, jusqu'à présent, que les élèves de Djiguibombo allant poursuivre leurs études à Bandiagara (ou ailleurs,comme à Bankass, Sévaré,..). Ce poste étant déjà suffisamment lourd,financièrement parlant, il n'a jamais été question de parrainer des élèves provenant d'autres villages, comme celui de Bendjéli, par exemple.

Or, une petite enquête, menée à Bendjéli justement,nous a appris que sur 31 élèves admis à poursuivre leurs études au niveau secondaire, 27 sont partis à Bandiagara; les 4 restants ont dû y renoncer, faute de moyens financiers suffisants. Et, parmi ces déshérités, se trouve le meilleur élève de la volée !

Une réflexion s'impose donc aujourd'hui au sujet du choix des élèves pouvant bénéficier d'un parrainage. En effet, nous avons toujours parrainé tous les élèves, sans distinction entre élèves issus de familles "ayant les moyens", et ceux provenant defamilles vulnérables. De plus, la situation a changé : le village de Djiguibombo possédant désormais des classes du second cycle, beaucoup moins d'élèves quittent Djiguibombo; la plupart restent au village.

Ainsi,en procédant à un tri sélectif visant les élèves des familles les plus nécessiteuses, et vu qu'il y a un moins grand contingent d'élèves partant à Bandiagara, nous pourrons alléger le poste "Parrainage", etil deviendra possible d'envisager de parrainer des enfants d'autres villages, en nous basant, cette fois-ci, sur le critère de la vulnérabilité de leur famille.

Cette sélection, apparemment délicate à opérer, ne semble pas poser de problème aux villageois, car les autorités (chef du village, directeur d'école, présidente d'association féminine,...) connaissent très bien qui est dans le besoin et qui mérite dès lors de bénéficier de ce soutien.