Les moulins et le microcrédit


Pour obtenir de la farine de leurs céréales, les femmes passent chaque jour plusieurs heures à les broyer avec leur pilon, activité par ailleurs éreintante.


La présence d’un moulin dans un village est donc pour les femmes un grand soulagement à leurs nombreuses tâches quotidiennes.

Le gain de temps ainsi acquis sera mis à profit pour d’autres activités génératrices de revenu.

Un homme, le meunier, est chargé de l’entretien et du bon fonctionnement du moulin.Une modeste contribution est évidemment demandée à chaque utilisatrice, et les sommes encaissées sont remises au comité de gestion du moulin.

Mais un moulin offert à un village est assorti d'une condition :

Le bénéfice généré par le moulin devra servir à acheter un deuxième moulin qui sera offert à un autre village, qui, à son tour, procédera de la même manière.

En attendant de pouvoir atteindre ce but, les bénéfices accumulés ne restent pas là à dormir ! Ils servent à alimenter le petit crédit ; les sommes sont réparties entre les femmes du village, qui vont utiliser cet argent pour mener une activité génératrice de revenu.

Ainsi, au bout de quelques mois, elles pourront rembourser la somme empruntée, plus l’intérêt.

De cette manière, le bénéfice global du moulin croît un peu plus rapidement et permet de lutter un tant soit peu contre la pauvreté.