info 15, mai 2004

Djiguibombo : inauguration de la 2ème école

Neuchâtel : bientôt le 3ème Malithon


L'alphabétisation

A la lecture des spécialistes du développement en Afrique , à l’écoute de nombreux reportages ou témoignages sur ce sujet, nous remarquons que tous aboutissent à une même conclusion: pour favoriser le développement du continent africain, la mesure la plus urgente à prendre est de combattre l’analphabétisme. Ce constat ne peut, bien évidemment, que nous conforter dans l’action que nous menons au Mali, et plus particulièrement au pays Dogon.

Le 14 avril dernier,nous inaugurions la 3ème école (financée par nos seuls membres soutiens, sans le secours habituel de l’ESRN !).


               



                                                       

La fête, grandiose, a été animée par les danses des fameux masques de Djiguibombo et par celles de la société des chasseurs.


Parrainage

Actuellement, 28 de nos classes parrainent la scolarité au degré secondaire de 28 élèves de Djiguibombo. Et nous allons persister dans cette voie.


24 juin 2004 : 3ème Malithon !!!

Convaincu du bien-fondé de nos actions et en particulier de la valeur éducative et pédagogique de nos activités auprès des élèves de l’ESRN, le Comité de Direction, tout comme en 1996 et en 2000, a décidé de soutenir la Fondation ESRN-Mali (consolidée par l’Association Mail-Mali) à mettre sur pied son 3èmeMalithon, le jeudi 24 juin 2004. Cette grande manifestation se déroulera dans le cadre du 50ème anniversaire de l’ESRN, et c’est pour nous un véritable cadeau que d’être invités à nous associer de la sorte à cette fête.

Ce jour-là, nous demandons aux élèves de marcher, courir ou patiner en circuit balisé, en se faisant parrainer par une ou plusieurs personnes à trouver auparavant. Le parcours mesure environ 1 km (15 min en marchant) et le nombre de tours est limité. La course ne doit pas dépasser 40 min (6 à 8tours).

Ce 3èmeMalithon aura donc lieu le jeudi 24 juin, le matin et l'après-midi , dans la zone de la patinoire de Neuchâtel. Les bénéfices réalisés permettront, nous en sommes certains, de construire une quatrième école, cette fois-ci à Bendjéli dans le pays Dogon, au Mali.

« Ouvrir une école, c’est fermer une prison »

Cette parole bien connue de Victor Hugo s’adressait à la société de l’Europe du 19è siècle. Aujourd’hui, cet adage demeure d’une actualité brûlante, tout particulièrement sur le continent africain. Ouvrir une école, c’est fermer la porte de l’analphabétisme et de l’obscurantisme ; c’est surtout offrir plus de liberté aux femmes et aux hommes qu’elle formera, c’est leur offrir une plus grande indépendance d’esprit, c’est leur offrir la possibilité de faire des choix pour leur avenir.


Nos autres actions

Parallèlement à ce volet scolaire, nous pour suivons notre aide à une association de femmes à Bandiagara, Yagtu, qui intervient sur de multiples plans dans une centaine de villages du Plateau Dogon. 
Notre soutien s’est manifesté, entre autres, par l’achat de six ânes et charrettes pour soulager la tâche des femmes : cela leur évite de transporter sur la tête des charges pouvant dépasser 50 kg ! 
Un 3ème moulin a aussi été offert,ainsi que des semences.