info 12, décembre 2002


Nouvelle sécheresse +nouvelle intervention = Action Greniers Dogon
Une 2ème école pour Djiguibombo


Ces jours derniers, nous avons, hélas,reçu la confirmation de ce que nous redoutions tant : tout comme en 1995et en 2000, il n’a pratiquement pas plu : les récoltes sont anéanties ! Quelques pluies, au début de l’hivernage, ont permis aux paysans d’ensemencer leurs champs de mil et de sorgho ; mais, par la suite, les rares et trop faibles averses n’ont pas suffi à leurs cultures :rien n’a poussé. Cette sécheresse a frappé tout le Sahel, de la Mauritanie au Tchad.

La perspective est donc très sombre pour ces populations. La famine menace, et cela d’autant plus que les réserves, largement entamées à l’occasion des mauvaises récoltes précédentes, n’ont pas pu être réapprovisionnées.

Rappelons que la culture du mil est pourtant la mieux adaptée aux difficiles conditions climatiques : elle ne nécessite, en effet, que très peu d’eau. Encore faut-il que ce minimum tombe du ciel ! Quant à arroser les champs, c’est là une solution irréalisable, faute de moyens techniques et financiers d’une part, mais aussi faute d’une nappe phréatique suffisante ; cette dernière permet de satisfaire aux besoins de la population et du bétail et d’arroser quelques cultures vivrières, mais en aucun cas de combler le déficit pluviométrique.

La situation est donc dramatique, les conséquences de cette sécheresse diverses : les forces vives quittent les villages pour les villes, dans l’espoir, souvent vain, d’y trouver du travail. Déjà pauvres, les familles vont consacrer leurs maigres revenus à acheter des céréales, dont le prix ne va cesser d’augmenter au fil du temps, et elles n’auront plus les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. Ainsi, bien des jeunes se retrouveront perdus dans des grandes villes,proies faciles pour les embaucheurs de plantations de café ou de cacao étrangers, qui les soumettront au travail forcé, esclavage pur et simple.Enfin, en l’absence des hommes, les femmes auront seules à supporter toutes les responsabilités économiques, sociales et éducatives.

La seule choseque cette population puisse encore nourrir, c’est l’espoir !L’espoir qu’une aide leur sera concédée, qu’un secours étranger prendra en considération leur condition de vie dramatique et viendra les soulager.

Peut-être bien que les grandes organisations internationales se mobiliseront, mais, pour l’instant, rien ne bouge ! Or, il ne s’agit pas d’attendre que cette population souffre de tout le lot de misères corollaires à la faim, que les enfants meurent de sous-alimentation.

Il s’agit d’agir dès maintenant, sans délai. 

Et nous le pouvons !  Vous le pouvez !

Si une centaine de personnes s'engagent à verser CHF 30.- pendant 10 mois, nous aurons gagné la partie !

Lors de la campagne lancée en l’an 2000, vous nous avez permis de distribuer 169 tonnes de céréales. Nous aimerions réitérer cet exploit, et même faire mieux ! Surplace, notre ami et répondant Hablo Bâ a su et saura assumer avec tact et diplomatie la délicate distribution ; il a su et saura se montrer équitable et gérer sans faille cette difficile tâche.

Afin de ne pas transformer les bénéficiaires en assistés, une modique somme d’argent leur sera demandée, somme qui sera à son tour réinvestie dans l’achat de céréales.

Signalons encore que

-  l’argent que nous récolterons sera intégralement utilisé pour l’achat de céréales,disponibles au Mali ;
-  les seuls frais inhérents à une telle campagne se limitent aux frais postaux et bancaires ; (nous ne faisons pas dans le papier glacé !)
-  l’argent,dans la mesure du possible, sera amené directement sur place par nous-mêmes ou par des personnes en qui nous pouvons avoir une totale confiance ;
-  notre action se concentrera essentiellement sur la ville de Bandiagara et sur quelques villages avoisinants (Djiguibombo, Nandoli, Ouo, Bendjéli, entre autres)
-  la cible financière à atteindre est d’au moins CHF 3'000.- par mois, de janvier 2003 à octobre 2003 y compris, soit dix mois , la Fondation versant CHF 3'000.-pour le mois de novembre 2002, et l’Association tout autant pour décembre 2002.

Enfin, il faut aussi savoir qu’une telle aide a un impact non négligeable sur le moral des gens, qui sentent qu’ils ne sont pas oubliés, mais pris en considération et respectés. Cela mérite notre attention : nous entretenons leur espoir en leur prouvant notre fidélité et en leur témoignant cette solidarité que tout le monde prône chez nous, sans toujours savoir comment l’exprimer. 

Eh bien !en voici l’occasion !

     MERCI de votre compréhension, de votre générosité, de votre fidélité !

-         verse une somme unique de CHF 300.-
-         verse une somme unique de CHF _____
-         souhaite verser pendant 10 mois la somme de CHF 30.-
-         souhaite verser pendant ___mois la somme de CHF _____
-         souhaite verser ___ fois la somme de CHF _____
-         souhaite recevoir ___ bulletins de versement
            (souligner votre choix)

Lieu et date:_______________________________     
Signature : _____________________________

à retourner à :   Association  Mail - Mali,   Jacques Humbert,   Côte 10,    2000  Neuchâtel


Djiguibombo II

Enfin, signalons qu’à l’unanimité, les membres présents lors de la séance de la Fondation du 12 décembre 2002 ont décidé d’entreprendre la construction d’un nouveau collège pour le village de Djiguibombo ! En effet, le besoin de doubler l’école actuelle qui n’a que trois salle de classe se fait cruellement sentir.

Le chantier ouvrira en janvier 2003 et sera confié à notre fidèle et excellent entrepreneur Ibrahim Guindo, à qui nous souhaitons dès à présent bon succès et bonne chance !