Descriptif du projet


Projet de réalisation d’un puits à grand diamètre sécurisé à Songho


Durée : 3 mois                Début : Mars 2013

1    Contexte du projet


Problématique :


La République du Mali, indépendante depuis le 22 Septembre 1960, est située en Afrique de l’Ouest en plein Sahel. Vaste pays continental, il couvre une superficie de 1'240’192 km2. Il est entouré de 7 pays avec lesquels il partage 7’200 km de frontières.

Sa population est estimée à 15,8 millions d’habitants, avec un taux d’accroissement naturel assez élevé de 3,13%. Plus de 75% de la population vit en zone rurale; 47,3% de la population est âgée de moins de 15 ans. De plus avec sa situation économique peu favorable, le Mali est classé parmi les 10 pays les plus pauvres du monde : 175ème sur 177 classés selon le rapport mondial sur le développement humain 2011.
L'espérance de vie à la naissance est de 50,78 ans en moyenne, 50,21 ans pour les hommes et 53,4 ans pour les femmes (estimation de 2003). Le taux de prévalence du VIH/SIDA chez l'adulte est de 1,5 % (estimation de 2007).
Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46 % selon les sources. Ce taux est plus faible parmi les femmes, la majorité des élèves étant des garçons. L'alphabétisation au Mali est en développement

L’exode est une pratique ancienne, menée autrefois essentiellement par les hommes juste pour la recherche d’argent. Dans la plupart des cas, on part après les récoltes pour revenir au début des cultures (absence d’environ 8 mois). Dans bien des cas, cependant, on ne revient pas avant plusieurs années : on se contente d’envoyer de l’argent.
De nos jours, l’exode touche de plus en plus de jeunes adolescents (10-15 ans), filles et garçons, pour diverses raisons (pauvreté, chômage, désir d’acquérir des biens de consommation, etc.). Cette pratique a des effets négatifs pour la société (manque de bras valides, soit 80%, maladies, disparition des enfants, morts, traitements inhumains dans leur zone d’accueil).
Les jeunes trouvent plusieurs justifications à la pratique de l’exode :
  • les produits agricoles ne suffisent plus aux besoins familiaux 
  • il faut beaucoup d’argent pour les grandes cérémonies de prestiges, 
  • ils ont envie de s’offrir un moyen de locomotion moderne (vélomoteur, moto),
  • ils désirent posséder un équipement moderne, que ce soit en habits ou en produits technologiques (téléphone portable, appareil photo, appareil de radio, i-pod, sono, etc.),
  • il faut posséder un trousseau de mariage (avant de pouvoir se marier, vers 18 ans, la fille quitte le village à 13 – 14 ans afin de gagner de quoi se marier).


Avantages de l’exode : 
L’exode a permis d’ouvrir l’esprit des jeunes sur le monde extérieur, permis d’équiper la famille en matériels agricoles, moyens audio-visuels, a favorisé la scolarisation, amélioré l’hygiène corporelle. Les filles reviennent avec de nouvelles techniques culinaires, elles fréquentent désormais les centres de santé pour les soins prénatals. L’âge de mariage recule chez les garçons/filles. En période d’impôts, les regards des chefs de famille se tournent vers la Côte d’Ivoire, Bamako.

Inconvénients de l’exode :
 En plus des MST, dont le SIDA, l’exode a apporté la liberté sexuelle, l’effritement du tissu social, l’éclatement des grandes familles.
Le problème que l’on constate actuellement, c’est que les jeunes quittent le village de plus en plus jeunes; ils ne détiennent aucune pièce d’identité, ignorent les risques de la traversée des frontières, et se voient refoulés. Parfois aussi, ils se laissent embaucher et emmener à l’étranger (Côte d’ivoire en particulier) où ils se retrouvent enfants-esclaves dans de grandes exploitations agricoles.

2    Descriptif de Songho


Village de la commune de Doucombo, Songho comprend 1'696 habitants, situé à 45km de la ville de Mopti et à 15km de la ville de Bandiagara. La population est composée de Dogons majoritaires et de peulhs

2.1.    Ressources : agriculture, élevage, commerce, artisanat, tourisme.

  • -    Artisanat : tissage et sculpture bois
  • -    Tourisme : Songho a le privilège de posséder un site particulièrement intéressant, à savoir une grotte de 
    circoncisions, très connue, d’accès facile et donc très visitée.

2.2.    Infrastructures :

-    Une bretelle d’accès à la grande route Bandiagara- Sévaré (RN 15).
-    Un campement : 12 chambres et restauration.
-    3 puits :     un puits destiné au maraîchage, au sud-ouest,
                      un puits réservé au bétail, à l’entrée sud du village,
                      un puits pour la population, au centre du village.
-    3 puisards ou marigots donnant une eau non potable et rare.
-    Un château d’eau en panne depuis janvier 2011.

Le puits à grand diamètre envisagé sera implanté au centre d’un complexe comprenant le groupe scolaire, un CSCOM, une ferme avicole, un centre de production laitière, un jardin potager, un verger et un jardin botanique.


3    Les éléments constitutifs du complexe concerné


3.1.    La ferme avicole


Cette exploitation est formée de 9 poulaillers distincts (chaque local ayant sa courette grillagée), d’une salle de couvaison, d’un magasin (bureau + entrepôt), d’un local pour le gardien et de latrines.
9 femmes de MERE auront chacune la responsabilité d’un poulailler, cela dans un premier temps. Par la suite, une rotation sera mise en place.
Un comité de gestion est en place ayant en charge aussi d’approvisionner le poulailler et d’en vendre les produits.
1/3 des bénéfices sera partagé entre le nombre des membres, les 2/3 restants servant au fonctionnement des infrastructures.
Les femmes ont suivi une formation pour les soins et l’entretien du poulailler.

3.2.    Le centre de production laitière et d’insémination


Cette structure, constituée d’une étable pour 16 têtes de bétail, d’abreuvoirs, d’un magasin (bureau + entrepôt) et d’un enclos pour le fourrage, sera exploité selon le même principe que la ferme avicole. 
Les responsables, exploitants et bénéficiaires, sont au nombre de 20, dont 3 femmes.

3.4.    Le CSCOM


L’aire d’intervention du CSCOM compte 8 villages totalisant 10’943 habitants.
Le complexe compte un bureau de chef de poste, une salle d’accouchements, un dépôt vente de médicaments, une salle de consultations, une salle de garde et un magasin.

Statistiques pour l’année 2011 :
Personnel : 4,  plus 29 relais dans l’aire de santé.
Nombre de consultations curatives : 11'094
Nombre de consultations prénatales : 197
Nombre de suivis préventifs des enfants sains : 403
Nombre de planifications familiales : 24
Nombre d’accouchements : 372

3.5.    Le groupe scolaire


Il est constitué de 2 bâtiments de 3 classes chacun, primitivement attribués tous les 2 au 1er cycle (= 6 premières années d’école). Vu l’absence de second cycle, les élèves ayant achevé le 1er cycle abandonnent définitivement l’école.
Face à cette situation, M. Kimbassa DOLO, directeur du 1er cycle, a obtenu qu’un des 2 bâtiments soit octroyé au 2nd cycle, autre façon pour M. DOLO de mettre un frein à l’exode.
Dans l’esprit de M. DOLO, il ne s’agit pas tant de former des enfants pour les pousser vers des études supérieures que de les préparer à la vie, à la réalité de leur environnement, à l’épanouissement de leur potentiel, au sens de leurs responsabilités.
Ainsi, entre autres, les enfants travaillent avec leur mère au jardin potager, entretiennent avec leur maître le verger (bananes, papayers, grenades, pommes acajou, pommes cannelle, manioc, patates douces), découvrent les vertus nutritionnelles et médicinales des plantes, fleurs et arbustes qu’ils cultivent dans l’espace appelé jardin botanique.

Statistiques pour l’année 2011-2012 :
Le 1er  cycle compte 172 élèves, dont 64 filles et 5 enseignants, y compris le directeur.
Le 2ème cycle compte 54 élèves dont 3 filles seulement et 4 enseignants, y compris le directeur.
L’aire de recrutement englobe le village d’Oumouloubombo, Ondosan, Wao et Songho-Garé.

4    Autres éléments liés au projet


4.1.    L’association MERE (Mamans des Enfants Ruraux Elèves)


D’abord association, devenue par la suite coopérative, MERE a été fondée en 2006 par le directeur, M. Kimbassa DOLO, dans le but de lutter contre l’exode des femmes et des filles. Grâce au financement de trois jeunes filles suisses, MERE a pu offrir à 10 femmes, mères d’élèves, un cabri et une poule, produisant lait et œufs.
Actuellement, 16 femmes, entretiennent et exploitent un jardin potager (aubergines, tomates, choux, carottes, salades, pommes de terre, patates douces, manioc, courgettes) qui alimentent la cantine scolaire et dont la vente des produits renforce la caisse de MERE.
A tour de rôle, elles préparent les repas de la cantine scolaire financée par Mail-Mali (170 repas/jour).
Avec l’aide aussi de Mail-Mali, les femmes de MERE bénéficient d’un micro crédit leur permettant d’augmenter leur pouvoir d’achat pour une meilleure prise en charge de leurs enfants, entre autres.
D’autres femmes rejoindront MERE quand il sera possible de leur remettre un cabri ayant atteint âge d’être sevré; en plus, elles recevront également chacune une poule. Ainsi prospérera MERE.

Remarque : L’impact de MERE sur l’exode et la scolarité est notable : 3 femmes sont revenues au village, beaucoup ne sont pas parties.

4.2.    Le centre de médecines traditionnelles


Sise à Bandiagara, cette institution, reconnue loin à la ronde, a déjà à plusieurs reprises témoigné d’un intérêt tout particulier aux cultures de M. DOLO pour leur qualité et s’apprêtait à lui confier des essences rares en vue de les sauvegarder et d’en assurer la reproduction.
Ce projet, en raison du manque d’eau, a dû, momentanément espérons-le, être abandonné.

4.3.    La cantine scolaire


Mise en place sous l’impulsion de M. DOLO et financée par Mail-Mali (achat de mil), la cantine scolaire sert quotidiennement des repas de midi à 170 élèves. Les femmes de MERE, mères d’élèves, en assurent le fonctionnement à tour de rôle, et leur jardin potager fournit un complément alimentaire en légumes et condiments bienvenu.
Un jour, la cantine sera autonome, entretenue par la coopérative MERE.

5    Atouts et contraintes socio-économiques 


  • M. Kimbassa DOLO, initiateur de projet, actuel directeur du 1er cycle de Songho, est connu de Mail-Mali depuis 1997 ; il était alors à Djiguibombo le directeur de la première école financée par Mail-Mali qui, depuis lors, a toujours entretenu d’excellents rapports avec lui, dans une franche collaboration.
  • Existence de MERE, coopérative créée par M. DOLO
  • Appui par YAGTU, partenaire privilégié de Mail-Mali pour la plupart de ses interventions au Pays Dogon, par son vice-directeur, M. Bocary SANOGO, excellent coordinateur de projets, compétent et entièrement dévoué à la cause de Mail-Mali.
  • Présence à Bandiagara d’une section Mail-Mali créée le 16 janvier 2012, ayant pour tâche, entre autres, d’assurer un suivi de projets.
  • ’engagement de la communauté par rapport à la viabilité du jardin potager et des différents projets initiés et financés par le PACR (projet d’appui aux communautés rurales), à savoir une ferme avicole et un centre de production laitière.
  • L’intérêt du centre de médecines traditionnelles de Bandiagara pour la sauvegarde et la culture des plantes médicinales locales en voie de disparition.
  • L’intérêt des services de santé du cercle pour l’approvisionnement du CSCOM en source d’eau.
  • L’engagement des autorités scolaires de la place pour l’approvisionnement de l’école en source d’eau afin de faciliter le fonctionnement de la cantine scolaire, l’éducation à l’hygiène et l’entretien du jardin botanique.
  • L’engagement des communautés à mettre en place un comité de gestion du point d’eau. 


6    Justification du projet 


  • L’eau est indispensable pour le fonctionnement de l’ensemble des projets initiés : CSCOM, ferme avicole, centre de production laitière, école avec cantine, jardin botanique, potager, verger.
  • L’eau est indispensable pour les mesures d’hygiènes à prendre tant au CSCOM qu’à l’école et à la cantine. 
  • La source d’eau (un château d’eau offert par le FMI en 2005) qui approvisionnait tout ce complexe est actuellement en panne depuis janvier 2011.
  • La boîte électronique de pompage n’est pas adaptée à ce milieu rural compte tenu des difficultés     rencontrées pour sa réparation et de son coût très élevé.
  • Il faut noter aussi que ce château d’eau est (était) la principale source d’approvisionnement en eau de tous les habitants du village (eau de boisson, eau de ménage, abreuvage des animaux, fonctionnement du centre de santé, école, projets des coopératives…).
  • En plus de l’éloignement des autres sources d’eau de l’école, de la santé et des différentes fermes, il faut être très patient pour se servir autour du puits.
La mise en œuvre de ce projet permettra à toutes ces différentes structures de fonctionner et renforcera le frein à l’exode.


7    Résultats déjà obtenus 


  • Présence de Mail-Mali au Pays Dogon depuis 1996.
  • Existence d’une cantine scolaire fonctionnelle financée par MAIL-MALI.
  • L’augmentation du taux de scolarisation des enfants et spécifiquement des filles.
  • Réduction de l’exode rural des mamans et de leurs filles grâce à MERE.
  • Existence des infrastructures d’une ferme avicole.
  • Existence des infrastructures d’un centre de production laitière.
  • Développement d’activités génératrices de revenus par la coopérative MERE des femmes au travers d’un micro crédit octroyé par MAIL-MALI.
  • Amélioration des revenus des femmes. 
  • Une prospection pour déterminer où creuser le point d’eau a été faite par Mr Daniel Kéné. Sur l’un des trois sites retenus, une nappe très importante a été détectée à 32 mètres de profondeur.


8    Approche et stratégie de mise en oeuvre


8.1    Implication des acteurs concernés dans les décisions:

  • Ce projet de puits à grand diamètre a été initié par les autorités scolaires représentées par le directeur M. Kimbassa Dolo, appuyé par les responsables du centre de santé représenté par Kadiatou Koné, ainsi que par l’association des parents d’élèves.
  • La supervision des activités du projet se fera par l’ONG YA-G-TU.
  • Un entrepreneur spécialisé sera recruté pour l’exécution des travaux dans le délai requis.
  • Un comité de gestion du puits sera mis en place dès le début des travaux.
  • Les autorités communales sont informées de la réalisation du projet.
  • Le financement est assuré par Mail-Mali.

Pour le démarrage des activités de réalisation du puits à grand diamètre

la période propice se situe entre les mois de mars - avril, où les nappes sont très profondes.



8.2    Renforcement de capacité du comité de gestion :

  • Mise en place d’un comité de gestion du puits sous la direction de Monsieur Kimbassa Dolo.
  • Rédaction d’un cahier des charges.
  • Formation du comité sur les rôles et responsabilités des membres.
  • Une fois réalisé, ce puits pourra servir de source d’eau à tous les habitants de Songho en cas de nécessité (panne ou approvisionnement insuffisant du château d’eau).

8.3    Mobilisation des ressources locales à la mise en œuvre du projet :

  • Contribution en efforts physiques des membres de la communauté lors des travaux de réalisation (casse des pierres, corvée d’eau, transport sable et gravier, prise en charge des repas).

8.4    Intégration des dimensions genre et équité :

  • Ce projet allégera essentiellement la tâche des femmes ; le comité de gestion inclura des femmes. 

9    Les acteurs


9.1    Les bénéficiaires :


9.1.1.    Les bénéficiaires directs :

  • Les femmes qui accouchent (372 en 2011).
  • Le personnel du centre de santé (4).
  • La coopérative avicole de femmes (16 femmes).
  • La coopérative du centre de production laitière (17 hommes et 3 femmes).
  • La cantine scolaire (170 élèves).
  • Le verger, le jardin botanique.
  • Les élèves et le personnel enseignant.
  • Le campement et les touristes ou autres clients qui séjournent ou sont de passage.

9.1.2    Les bénéficiaires indirects :

  • La communauté villageoise en cas de nécessité
  • Les parents et familles des élèves bénéficiaires de la cantine venant de villages voisins.

10    Calendrier de mise en œuvre 


Informations à la population    :    février 2013
Début des travaux             :    début mars 2013
Suivi des travaux             :    tous les 15 jours
Faire suivre les informations sur l’état d’avancement des travaux à Mail-Mali
Fin des travaux             :    mai 2013

11    Dispositif de suivi et d'évaluation


11.1.    Suivi des activités et des effets du projet :

  • Présence sur place du surveillant des travaux 
  • Information hebdomadaire à YAGTU
  • Comptes rendus oraux et rapports à Mail-Mali par YAGTU
  • Visites et contrôles par 1 ou 2 membres de la section Mail-Mali de Bandiagara

11.2.    Evaluations :


  • Fiches de réunions de chantier.
  • Rapport final établi par YAGTU.

11.3.    Méthode et documents de capitalisation et de partage de l’expérience acquise par le projet :


        Les informations seront capitalisées dans le rapport final produit par YAGTU et diffusion sera faite 
        auprès des autres villages connaissant des problèmes similaires.


12    Pertinence et viabilité du projet


12.1.    Viabilité et pérennité de l’action au Sud:

  • Effets d’entraînement et de réplicabilité :
         L’eau est un des éléments fondamentaux du développement d’une communauté et permet de 
         mettre un frein à l’exode. Ce projet pourra être repris par d’autres communes.

  • Mesures en faveur de l’autonomisation du projet :
         L’exploitation et l’entretien du puits seront confiés à un comité de gestion sous la direction 
         de M. Kimbassa Dolo.

  • Perspectives de l’après- projet et ressources pour assurer la continuité :
         Les ressources pour l’entretien et les réparations seront assurées par la ferme avicole, 
         le centre de production laitière, l’ASACO du CSCOM, et la production du verger.

12.2.    Effets sur les groupements bénéficiaires :


12.2.1.     Effets principaux positifs attendus :
  • Le centre de santé peut mener à bien ses activités d’accouchements et de traitements dans des conditions d’hygiène appropriées.
  • L’école et la cantine fonctionnent dans de meilleures conditions grâce à l’eau.
  • Le centre de médecines traditionnelles de Bandiagara peut enfin confier au jardin botanique de M. Kimbassa Dolo des plantes en voie d’extinction en vue de leur sauvegarde et de leur reproduction.
  • Augmentation de la production avicole, laitière, potagère et fruitière.
  • Amélioration globale (socio-économique et sanitaire) des groupes concernés.
  • Augmentation du taux de fréquentation scolaire.
  • Abandon progressif de l’exode.

12.2.2.     Risques d’effets secondaires négatifs :
  • Prolifération des mouches et moustiques pouvant entraîner des maladies (malaria, diarrhée).
  • Présence de troupeaux non désirés attirés par l’eau.
  • Conflits avec des bergers négligents, laissant leurs troupeaux venir s’abreuver aux abords du puits.


12.3.    Estimation des chances de réussite du projet:


12.3.1.    Potentiels ou points forts du projet :
  • YA-G-TU et Mail-Mali entretiennent d’excellents rapports avec la population de Songho et les autorités depuis 2000.
  • Présence de M. Kimbassa Dolo à Songho.
  • L’expérience de l’entrepreneur en matière de puits dans la zone et réalisation de plusieurs puits avec satisfaction pour le compte de YA-G-TU.
  • Garantie faite par l’entrepreneur d’atteindre une nappe intarissable.
  • Le puits est sécurisé.

12.3.2.    Risques ou points faibles du projet :
  • Le non-respect du cahier des charges.
  • Aboutir à un puits négatif (mais garantie que les frais en seraient alors à la charge de l’entrepreneur).

12.3.3.    Principales suppositions qui conditionnent la réussite du projet :
  • Bonne gestion des ressources pour les réparations.
  • Compétence du comité de gestion dans l’exploitation et dans l’entretien du puits.
  • L’implication des techniciens compétents pour l’entretien et les réparations du puits et de ces accessoires.
  • Les enfants ne jouent pas avec la pompe.


13    Moyens


13.1    Engagés par l’association membre du Nord:

  • Présence d’un membre au moins de la section Mail-Mali de Bandiagara au début  du projet et en cours de route. 

13.2    Engagés et mis à disposition par le partenaire local

  • Bureau de Yagtu, son secrétariat, ses véhicules et personnel d’accompagnement.

13.3    Engagés et mis à disposition par les bénéficiaires

  • Les populations concernées (autorités et villageois) pour la réalisation du puits.

13.4    Budget global du projet:  MONTANT TOTAL A FINANCER         CHF    26’842.-