Juin - août 2017

Rapport de voyage (juin – août 2017)


Les boursiers


Comme chaque année, nous rencontrons les étudiants bénéficiaires de nos bourses le lendemain de notre arrivée à Bamako et la veille de de notre départ. Des entretiens que nous avons pu avoir avec la majorité d’entre eux, il ressort un manque de réglementation quant à l’octroi des bourses et leur durée, ainsi qu’au choix des bénéficiaires.
Aussi, lors de notre séjour à Bandiagara, nous avons élaboré un règlement accompagné d’une fiche d’inscription pour l’octroi des dites bourses ; nous l’avons soumis à l’approbation des responsables des associations de Bamako, de Bandiagara et de Gao et il entrera en vigueur pour l’année universitaire 2018-2019, sous réserve de modification de la part du Comité de l’association Mail-Mali.
Ayant désormais une meilleure approche du système universitaire, des frais d’inscription, de la durée des études, de la durée des congés, des frais de base, nous saurons mieux gérer ce volet. En effet, nous nous sommes parfois laissés déborder ; certains étudiants ont prolongé leurs études, ne libérant ainsi pas leur place au profit de nouveaux boursiers ; d’autres ont tenté d’abuser de notre générosité. Nous avons aussi décidé de limiter le nombre des bénéficiaires.


L’Action Vélos


Nous devons reconnaître avoir été particulièrement émus par l’accueil que les élèves bénéficiaires de l’Action Vélos nous ont réservé, scandant « Mail-Mali, merci », les garçons d’un côté du chemin, les filles de l’autre et, plus loin, l’ensemble des vélos.
Bien qu’en congé scolaire, les élèves ont eu à cœur de se déplacer jusqu’à Kori-Kori pour nous remercier. Réunis en présence des autorités, du directeur et de ses enseignants, du chef du village et autres responsables locaux, les élèves ont témoigné, ainsi que les enseignant.



Il en découle que les élèves sont très satisfaits, fréquentent nettement plus régulièrement les cours, travaillent plus assidûment, arrivent bien à 8 heures et non plus à 10 heures comme trop souvent auparavant.
Quant aux résultats scolaires, la réussite à 100% des élèves de 9ème est assez éloquente.
Enfin, nous avons pu constater que les vélos sont de très bonne qualité, solides, adaptés au terrain ; quant à réparer les crevaisons, rares, cela ne pose aucun problème.
Signalons encore que, grâce à André, le président de l’Association Mail-Mali de Bandiagara (AMMBa), dans un autre village, une tentative de détournement de 11 vélos a échoué. Nous le remercions pour sa vigilance et pour son intervention rapide qui s’est révélée très efficace.


Les ateliers d’alphabétisation


Concerne les 5 villages de Kama (Sendé, Bandié, Saremé, Gandakilèmo et Komodiguily) et les villages de Bendjéli et Koundougoulougourougoumbo.
En trois jours, accompagné de Fifi (fondatrice et directrice de l’association Yagtu, notre partenaire privilégiée) et de trois de ses collaborateurs, nous avons fait le tour des cinq villages partenaires de ce projet.
L’objectif consiste à contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques des femmes de ces villages à travers le renforcement de leur capacité à lire et calculer.



Plus de 200 personnes (90%  / 10% ) ont reçu une formation durant 3 mois, à raison de 5 cours par semaine. En plus des notions de base en alphabétisation et calcul (connaissance des lettres et des chiffres, usage des opérations de base), les participantes reçoivent une sensibilisation à l’hygiène, à l’assainissement, à la nutrition des enfants, à leurs droits civiques.
Avec le microcrédit qui leur est attribué, les femmes mènent des activités génératrices de revenu (AGR) très diversifiées, dont les bénéfices leur permettent de rembourser le prêt et d’améliorer sensiblement leur niveau de vie.
Lors de ces rencontres avec ces femmes, plusieurs se sont exprimées sur les effets et avantages dont elles profitent grâce à ces ateliers ; elles ont ainsi relevé, entre autres, leur:

  • capacité de fixer le prix de vente en fonction du coût de production;
  • capacité de peser un produit;
  • meilleure gestion de leur petit commerce;
  • souci d'envoyer leurs enfants à l'école;
  • suivi (même si feint) des devoirs des enfants;
  • maîtrise de la quantité de semence par parcelles;
  • possibilité de composer un numéro de téléphone;
  • capacité d'apposer sa signature sur un document;
  • capacité d'écrire son nom sur ses bagages;
  • ...



L’ensemble de ce projet a un fort impact sur la vie du village : on constate une meilleure cohésion sociale, , des causeries, de l’entraide entre hommes et femmes et une diminution des violences conjugales. Ce sont là de notables changements et progrès.
L’innovation pour cette session est que les moniteurs et monitrices enseignent dans leur propre village ; tous nous ont fait part d’une participation satisfaisante et d’une motivation très perceptible des auditeurs.
Le suivi de la formation a été assuré par des animateurs de Yagtu. Certains chefs de village et conseillers, lors de visites inopinées, ont encouragé apprenants et enseignants.
Enfin, il semble opportun d’envisager l’organisation d’une session de renforcement des moniteurs, ensuite des femmes, afin qu’elles puissent utiliser au mieux leur savoir dans leur quotidien par l’augmentation des revenus à travers une gestion écrite de leur AGR.


Les ateliers de filature de coton


Concerne les villages de Bendjéli, Boro et Koundougoulougourougoumbo.
Toujours sous la conduite de Fifi et de son équipe, nous avons reçu, tout comme dans les 5 villages de Kama, un accueil plus que chaleureux, submergés par les manifestations de remerciements, accompagnés par des chants, des danses, des youyous et, une fois, même par des masques feuillus.



L’objectif de ces ateliers est de renforcer le pouvoir économique de membres des groupements féminins à travers une activité génératrice de revenu.
Cette activité concerne en priorité des femmes âgées et/ou veuves et qui ne cultivent plus ; pour ces personnes, cette activité est d’une importance capitale. 
Grâce à notre financement, Yagtu a pu acheter 3'600 kg de coton qui ont été distribués à 280 femmes. Chacune d’entre elles a ainsi reçu près de 13 kg de coton.
Après avoir égrené et cardé le coton, les femmes le filent, forment de gros fuseaux qu’elles livrent à un tisserand qui leur remet de gros rouleaux formés d’une bande de tissu d’environ 15 cm de large qu’elles vont couper et coudre ensemble pour former des pièces qui serviront à confectionner des habits, couvertures ou tapis. Le bénéfice de la vente du produit fini améliore notablement leur condition de vie.
Le problème rencontré dans chacun des villages est le manque de carde. Un soutien financier pour l’achet de tels outils s’avère indispensable.




Les écoles


Nous n’avons visité que les écoles de Bendjéli et de Djiguibombo:


Bendjéli
Lors de notre dernier passage, en novembre 2016, nous avions fait part aux responsables de l’école de notre mécontentement quant au mauvais entretien et avions exigé un nettoyage des salles de classe. Promesse nous avait été faite que la remise en ordre serait effectuée pendant le congé de Noël. Or, à notre grande déception, rien n’a été entrepris !
En accord avec Fifi, les responsables de la gestion de l’école, la présidente des femmes et d’autres représentants du village ont été convoqués à Bandiagara, au siège de Yagtu. Ils ont été mis devant leurs responsabilités : il leur a été clairement expliqué qu’ils devaient entreprendre les travaux de nettoyage des salles de classe, condition impérative pour que Mail-Mali accepte de financer la cantine pour leurs élèves. Il semble bien que le message a passé et nous attendrons de recevoir de Fifi des photographies des locaux propres avant de débloquer les fonds pour la cantine scolaire.


Djiguibombo
C’est en l’absence de Benoît (à qui a été confiée la tâche de restaurer les 2 écoles), déjà parti pour la Suisse, que nous sommes montés à Djiguibombo pour vérifier le travail effectué. De loin, avec son grand nouveau toit rouge et blanc et ses portes et volets vert pomme, la 1ère école a fière allure. Cependant, à y regarder de plus près, nous avons été quelque peu déçus de constater que de l’eau pénétrait encore dans l’école. D’autre part, les crochets pour portes et fenêtres n’ont pas encore été fixés. Nous avons aussi été très surpris et déçus de l’état des sols. Enfin, les plateaux des tables-bancs nous ont paru d’une facture légère et fragile et nous avons relevé que 63 tables-bancs n’ont pas été livrés. Nous profiterons de la présence de Benoît en Suisse pour le rencontrer et lui demander quelques explications.



Banguel Toupé


Ce village, que nous avons visité lors de notre précédent séjour, nous a demandé la construction d’une école. C’est pourquoi, dans la perspective d’une future demande de financement auprès d’éventuels bailleurs de fonds prêts à nous aider à concrétiser ce projet, nous avons souhaité élaborer sur place le dossier ad hoc.
Entouré de Bréma Bamia directeur de l’école de Banguel Toupé, d’Oumar Tapily, natif de Banguel Toupé et directeur de l’école Mamadou Tolo D à Bandiagara et d’André Kassogué président de l’AMMBa, nous avons, en deux bonnes séances de travail, monté l’ébauche du projet, puis, avec André, nous l’avons mis au propre.
Il n’y a plus qu’à espérer qu’un bienveillant bailleur se manifeste pour lui présenter ce projet, qui s’élève à environ CHF 55'000.-. L’appel est lancé !



Le village de Banguel-Toupé se trouve dans la région aux confins nord-ouest du plateau qui va s’abaissant vers la plaine du fleuve Niger, région de Konna. 
Peuplé de Dogon, cette région compte un très grand nombre de marabouts, maîtres coraniques qui, dans le cadre familial ou celui de médersas, enseignent le coran, en font apprendre par cœur tous les versets de toutes les sourates à leurs talibés. Pratiquement, tous les enfants, même ceux scolarisés dans les établissements officiels, suivent ces cours.
Vu le contexte complexe du pays (attentats, terrorismes banditismes, menaces djihadistes, faiblesse de l’armée, de l’administration, attentisme de l’Etat, népotisme, …), la crainte d’une dérive djihadiste est grande.
Face à cette menace, la construction d’une école peut contribuer à y mettre un frein. L’apprentissage de l’écriture, de la lecture et du calcul, l’ouverture d’esprit, l’enseignement des valeurs civiques, les échanges d’idées, sont autant d’atouts pour un tant soit peu faire obstacle à l’expansion d’un radicalisme islamique probable.
Voilà ce qui nous a motivé à sélectionner ce village plutôt qu’un autre parmi les demandes d’école en attente.


Les projets locaux


Les jardins d’Amirou et de Mama
Pour le moment, les jardins ont reçu leurs semis de légumes et ne produisent que quelques fruits, les arbres étant encore jeunes. L'arrosage est quotidien. En cette période d'hivernage, l'activité se concentre dans les champs pour la culture du mil.



Autant l’un que l’autre, chacun aspire à devenir indépendant. Pour cela, Amirou souhaite obtenir une pompe solaire qui lui permettrait de ne plus dépenser de l’argent chaque jour pour le carburant de la pompe à essence qu’il possède et d’acquérir ainsi son autonomie. Mama, quant à lui, compte sur nous pour recevoir un tricycle qu’il pourrait faire travailler, qui lui rapporterait assez pour ne plus dépendre de Mail-Mali.

Le petit restaurant d’Issa
Très actif, toujours en mouvement, Issa tient admirablement sa gargote : protégé de la route par une haie de buissons bien taillés qui met les clients à l’abri du trafic, avec un sol proprement balayé, trois espaces séparés par des nattes verticales, des tables garnies de nappe, son petit établissement ombragé par deux neems et des plantes grimpantes, est très accueillant. Dès le matin tôt, des clients viennent prendre leur petit déjeuner. Issa se débrouille bien, mais a besoin d’un coin cuisine mieux aménagé, doté d’un four qui lui permette de proposer de la viande grillée que les clients consommeront volontiers pour accompagner une bière.



Chaque jour, avec persévérance, Amirou et Mama vont s’occuper de leurs jardins où le travail ne manque pas entre arrosages, désherbage et autres entretiens de leurs plantations. Le travail est constant pour un résultat encore très maigre au vu de leurs fruitiers bien jeunes. Loin de se décourager, ils croient dur comme fer à leur réussite à venir.


La pépinière
En quelques années, Hadj Issabré a fait des miracles : sur un terrain qui paraissait n’être constitué que de roches, il a réussi à créer une véritable oasis. Des arbres déjà grands dispensent une ombre bienvenue pour les milliers de plants d’arbres d’une quinzaine de variétés, régulièrement arrosés, soigneusement entretenus qui attendent une clientèle, malheureusement un peu trop rare. On peut cependant garder espoir au vu des innombrables habitations récemment construites ou en cours de construction aux alentours de Bandiagara et qui auront besoin de recevoir l’ombre de quelques arbres. On peut aussi espérer des velléités de reboisement initiées par quelque ONG bien intentionnée.



L’atelier de réparation de pneus
Ce petit commerce se porte bien. Sans réaliser des affaires mirobolantes, mais très bon travailleur, pour ne pas dire grand « Bosseur », Boss s’en sort correctement. Son local, à proximité de chez lui, n’est pas situé idéalement. Il a toujours l’intention de changer de lieu et envisage de se déplacer un jour à proximité de la future gare routière prévue à la sortie de la ville, sur la route de Sévaré (en 2018, 2019 ?)
Pour améliorer la qualité de son travail, il lui faut un appareil qui lui permette de mesurer la pression des pneus, ce que nous ne manquerons pas de lui procurer.


Le poulailler
Rien n’a bougé depuis la dernière fois. Sana mène très bien son élevage et la vente des œufs lui rapporte un bon bénéfice. Le déménagement dans le nouveau poulailler dépendra de l’avance des travaux de construction ; pour le moment, il manque les toits, portes et fenêtres de la maison du gardien et du nouveau poulailler. Autre besoin exprimé : une clôture pour pouvoir commencer à faire du maraîchage sans que l’espace cultivé soit envahi et détruit par le passage de troupeaux.




Le commerce de bois et charbon
Gabi, son responsable et bénéficiaire, s’est absenté pendant 3 mois, abandonnant son commerce alors que c’est la meilleure saison pour ce genre d’affaires ! Cela ne nous a pas plu et nous ne pouvons que le déplorer. Aucune aide ne sera apportée à ce projet qui ne demande guère d’effort et qui peut se montrer très rentable.


Filage de coton
Le travail de Christine est de bonne qualité. En réunion, des membres de l’AMMBa lui conseillent de varier d’une fois à l’autre la couleur de ses couvertures et d’éventuellement faire appel à des femmes qui font du porte à porte pour vendre sa marchandise.


Elevage de chèvres
Kimbassa nous a fait découvrir les deux très beaux enclos qu’il a réalisés (pas tout seul) en pierres sèches. Le plus petit abrite la bergerie proprement dite, le grand permet à une quinzaine de chèvres et moutons de se déplacer librement. Notre ami souhaiterait avoir un château d’eau relié à un forage qu’il nous suggère de creuser à quelque 500 m de sa bergerie et qui pourrait servir à la population d’un hameau voisin ainsi qu’aux futurs nouveaux habitants des parcelles qu’ils ont achetées récemment. Nous pensons que, pour le moment, il peut se contenter de sa charrette et d’un âne qui permet de transporter une vingtaine de jerricanes d’eau.




Transformationn et commercialisation de produits maraîchers
Une bonne quinzaine de femmes revêtues de grandes blouses de protection nous accueillent dans un local bien aéré. C’est l’équipe des femmes de l’association Tinnitare, dont nous avons financé le projet de transformation, de conditionnement et de commercialisation de produits maraîchers. 
Assises en cercle, elles préparent des centaines de kilos d’arachides pour les transformer le lendemain en pâte qu’elles vendront au marché ou au porte à porte. Elles trient chaque fruit qu’elles ont précédemment décortiqué, enlèvent la petite protubérance, nocive paraît-il pour les petits enfants.sad



C’est ainsi que chaque jeudi et chaque dimanche, les membres de l’association se retrouvent pour participer aux diverses activités de transformation d’arachides, d’oignons, de piments ou de gombos.
Dans de grands récipients, elles me montrent tous les sachets étiquetés de poudre d’oignon séché, de piment et de gombo, déjà prêts pour la vente, ainsi que quelques bacs de pâte d’arachide.
Les revenus générés par la vente de ces produits transformés sont mis à la disposition des membres de l’association sous forme de prêts (microcrédit) leur permettant de mener d’autres activités individuelles pour en tirer des bénéfices financiers. Ce projet permet actuellement à une dizaine de femmes d’avoir une activité professionnelle et d’en faire ainsi une source de revenu sûre et durable.
La principale difficulté rencontrée est l’écoulement de la marchandise. Il y a bien sûr de la concurrence sur place, mais elles doivent être patientes et peut-être chercher des débouchés au-delà de Bandiagara, à Sévaré ou Mopti; peu à peu, elles se feront connaître. Mais la concurrence n’a pas que des aspects négatifs : cela les incite à produire des produits de la meilleure qualité possible, ce à quoi elles s’attellent courageusement.


Le matériel scolaire


Les sommes récoltées ici à l’occasion de plusieurs stands et destinées à l’achat de matériel scolaire sont importantes et dépassent largement les besoins de la seule école Mamadou Tolo D à laquelle nous offrons les fournitures scolaires depuis plus de 20 ans. Nous avons décidé que cet argent sera dépensé en fonction des besoins ; les directeurs d’école devront nous fournir la liste du matériel nécessaire pour l’année à venir ; cette liste sera soumise à au moins deux fournisseurs ; le plus avantageux emportera le marché. Commandes, achats et paiements se feront désormais par André Kassogué, assisté dans sa tâche par Fanta Ganamé.


Les épileptiques


Comme chaque année, nous avons remis au docteur Pierre Mounkoro € 500.-, somme destinée à l’achat de médicaments pour une année en faveur d’une quinzaine de malades nécessiteux.
Le sort des personnes souffrant d’épilepsie demeure affligeant ; la plupart du temps, ils sont bannis, repoussés, voire abandonnés. Pierre Mounkoro, multiplie les efforts pour que cette maladie soit comprise, pour que ses malades soient acceptés et intégrés : il organise parfois des repas avec les malades et leurs proches, mange avec eux, dans le même plat, boit la même eau au même bol, pour bien démontrer qu’il n’existe aucun risque de contagion. Les convives sont très surpris mais finissent par comprendre.


Les demandes


Nous revenons avec un nombre assez considérable de demandes que nous présenterons au Comité de l’association. Les décisions d’octroi de financement seront prises en fonction de l’urgence et de la pertinence des demandes et dans la mesure des disponibilités financières du moment.



Demandeur Désignation FCFA CHF
Taux de change: 555
1 Amirou Sankaré Jardin: couverture puits 74'500 134.25
2 Amirou Sankaré Jardin: pompe solaire 1'634'000 2'944.15
3 Idrissa Sidibé (Boss) Garage: raccord + contrôleur pression pneus 93'500 168.45
4 Mama Sanogo Jardin: triporteur 1'200'000 2'162.15
4 bis Mama Sanogo Jardin: poulailler 125'000 225.25
5 Issa Dougnon Gargote: cuisine (four) 465'000 1'380.00
6 Sana Coulibaly Poulailler: clôture du nouveau site 765'500 1'380.00
7 Hadi Issabré Pépinière: mini château d'eau 867'500 1'563.05
8 Alhader (Gao) Céréales: 1'000 euros par mois 650'000 1'171.15
9 Divers 18 parrainages à Bandiagara 720'000 1'297.30
10 Timbé Tembély Internat 5 parrainages 675'000 1'216.20
11 Abbé Germain 12 parrainages à Sévaré-Mopti 1'838'000 3'311.70
12 Adama Maïga (Hombori) 200 moustiquaires imprégnées 600'000 1'081.10
13 Oumar Tapily Production fruitière + maraîchage 3'099'750 5'402.90
16 Nouhoum Toumoute Contribution à un CESCOM à Sokolo
Total 1-5 3'467'000 6'246.85
17 9 boursiers* 1e tranche: 270'000 2'430'000 4'378.40
18 Jean Kassogué Bourse pour doctorat 600'000 1081.10
19 Kimbassa Bergerie: château d'eau
20 Binta + Coumba Sakaré Atelier de couture à créer 2'807'000 5'058.00
21 Alhader Soins 3'050'000 5'495.50





Notes: 
* Pour 5 d’entre eux, il s’agit de leur dernière année
1, 3, 4bis, 5, 8, 9, 11 et 18 acceptées le 22 août 2017
2 et 4 :  acceptées, mais financées plus tard avec comme condition : plus aucune autre contribution ne sera accordée à ces 2 projets de jardins.
6, 7 et 10 seront considérées plus tard
17 : remise des bourses fin octobre-début novembre


Frais de voyage


Les dépenses que nous avons faites l’ont été pour :
  • projets CHF    255.-
  • Achats CHF    630.- (bijoux, tissus, …)
  • boursier CHF      55.-
  • carburant CHF    330.-
  • Total CHF 1'270.-